Rocciamelone (3 538 m)

Destination par excellence pour ceux qui séjournent au Refuge Tazzetti. On monte par le Col de la Resta, en suivant un sentier sur terrain friable qui laisse place à la neige, au glacier et à la roche fracturée dans le dernier tronçon. 

Difficultés: EE (Randonneurs Expérimentés)
En partant du Refuge Tazzetti (2.642 m): Dénivelé environ 900 m — Temps: 2h45 environ.
Si vous partez du Lac de Malciaussia (1895 m): Dénivelé 1.650 m - Temps: 5h30 environ.

Accès:

Remonter toute la Vallée de Viù. Arrivés à Margone, continuer le long de la route carrossable jusqu'à son terminus, près du barrage du Lac de Malciaussia.

Montée:

Du Lac de Malciaussia suivre le gros sentier non pavé qui le longe en direction du pointu Rocciamelone.
La petite route qui longe le lac court à la base de très vastes et hauts pentes herbeuses, dépasse les granges proches de Pietramorta (1812 m) puis, après avoir dépassé le lac, s'approche du torrent du fond et le traverse à gauche par un petit pont.
Sur l'escarpement de la rive opposée on rencontre immédiatement un carrefour: à gauche monte le sentier pour le Col de la Croix de Fer, à droite continue le sentier pour le Refuge Tazzetti. Après avoir traversé les doux prés initiaux, la voie commence à suivre d'en haut le torrent principal surplombé par les flancs raides de la Pointe de Pietramorta (2577 m). Presque plat, avec de légers montées et descentes et d'anciennes ramifications de bergers, le sentier continue longtemps sur la rive puis tourne à gauche et emprunte le petit vallon du Rio Medagliere; avec une montée plus vive, le long de la nouvelle face gauche orographique, on arrive bientôt à franchir ce rio quelques pas en aval d'une excellente source (2100 m).
On gagne de l'altitude sur la pente opposée, sillonnée de petites cascades, où le sentier fait de longs lacets entre les deux ruisselets plus à droite (les raccourcis sont déconseillés).
En haut on traverse à droite le dernier canal puis on continue, presque à plat, en coupant la pente très raide. On commence ainsi à abandonner le vallon des Medagliere pour pénétrer dans celui du Rio Rumour où se dresse le Refuge Tazzetti.

À mi-pente, sur le flanc sombre de la droite orographique, on traverse une vaste pierraille avec de maigres herbes où un bref passage rocheux, sur roche vive, est contournable par le sentier plus bas. On passe ensuite à la base d'une petite corniche rocheuse caractéristique; le refuge, assez visible, est en haut mais pas loin, sur le flanc vert opposé.
Le sentier s'approche du torrent en devenant plat et atteint, peu en amont d'une cascade, le bassin du gué qui est rempli de neige jusqu'à fin d'été (2530 m).
Après avoir franchi le torrent vers la droite, on attaque les lacets de la pente herbeuse raide orientée au sud jusqu'à terminer, vers la gauche, sur le replat ensoleillé où est édifié le Refuge Tazzetti.
Du flanc gauche du refuge emprunter le sentier bien marqué qui s'éloigne à l'arrière et attaque la pente raide qui surplombe le refuge. Avec une pente très vive et des virages serrés la trace gagne la crête d'une arête, immédiatement à droite d'une de ses dents rocheuses caractéristiques visible du refuge (2750 m). Bon panorama.
Tourner à gauche et suivre l'arête qui, provenant du Col de la Resta, divise le bassin des Fons d'Rumour de celui des Cavalle au nord.
Le sentier touche rarement la crête et se maintient, de préférence, sous et à droite de celle-ci en avançant à mi-pente, avec une pente modérée, entre des herbes chétives et de petits rochers.
Devant se profile le très long tronçon de la ligne de partage, presque horizontal, qui commence à droite du Rocciamelone et se prolonge jusqu'à la Pointe du Fort (3385 m). À côté du Rocciamelone le vaste Glacier de Rochemelon, presque entièrement en territoire français, déborde vers l'Italie avec quelques grosses langues (actuellement en fort retrait); immédiatement à droite de celle plus au nord il y a le point de passage de notre itinéraire: le relief rocheux à 3260 m où est fixée une croix métallique. Sous et à droite de ce relief, s'étend l'escarpement-paroi à strates horizontales, large et régulier, que nous devrons franchir.

En attendant, en suivant les marques de peinture rouge qui indiquent le sentier, on arrive à un "château" de roche claire qui barre la crête: le contourner brièvement sur la gauche, par des rochers raides mais bien échelonnés et élémentaires. Continuer avec la piste qui touche le bord d'un proche replat de débris et névés avec quelques croix commémoratives (3000 m); ne pas se laisser attirer vers la gauche, par un petit vallon invitant, mais monter vers la droite en suivant la trace qui, en remontant une petite pierraille, conduit à traverser un ruisseau, au-dessus d'une petite cascade noire et évidente (3060 m). Dernière eau sûre. La traversée du rio, vers la droite, est l'un des points clés de l'itinéraire.
Commence la vaste, énigmatique et raide escarpement-paroi de "roche pourrie", toute striée de corniches et terrasses envahies de gravillon et intercalées de petits sauts rocheux. S'élever en suivant les serpentines le long de la rive gauche orographique raide du ruisseau; en peu de temps on atteint le niveau du sommet d'une arête verticale caractéristique de roche jaune appartenant à la rive opposée.
À ce point deux voies sont possibles; la première, plus courte et marquée avec de la peinture rouge, consiste à monter directement en direction de la croix en suivant à peu près la rive du canal: il n'y a pas de développement obligatoire, tendre plutôt un peu à droite, jamais vers la gauche. Bien que cela semble apparemment impraticable, la pente se franchit assez facilement, mais avec grande prudence, en passant d'une terrasse à l'autre. En haut, sous la falaise sommitale, on fait une brève traversée à gauche en atteignant la proche petite crête rocheuse qui descend vers le sud-est; par les faciles petits rochers de celle-ci on franchit les derniers 70 mètres de dénivelé et on atteint la croix métallique placée sur le Col de la Resta (3260 m). Cette voie doit être parcourue avec grande circonspection par les groupes nombreux en raison du danger des pierres détachées. La deuxième voie, plus facile et moins raide, est légèrement plus indirecte que l'autre. Elle n'est pas marquée avec de la peinture et n'a pas de piste évidente car elle

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